LE BRUIT DE L'HERITAGE

Roman
Le bruit de l'héritage
Jean Divassa Nyama
Parution : février 2012
Prix public conseillé : 18 €
272 pages
Format 15 x 21
ISBN :  9 78 2 91146411 7
Thème : La réappropriation des cultures endogènes : comment adapter la culture bantu au modernisme ? Chacun, au village comme en ville est confronté à cette contradiction : le respect de la tradition, et l'assimilation d'une culture étrangère.

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Notre opinion : Jean signe le troisième volet de La calebasse, roman le plus épais, le plus dense à nos yeux…

Personnages : les mêmes que ceux de "La vocation de Dignité", Oncle Mâ, Biteffa, le Père Roland, etc. auxquels viennent se joindre de nouvelles figures comme Moukégname* le maçon, Nimakalugue le nouveau riche, Hilaire le brillant étudiant en droit qui revient de Paris, le docteur Geoffroy, ainsi que les enfants des personnages classiques.

Type de récit : chronique villageoise, truffée d'anecdotes et de références au monde Bwiti.

Synopsis :

Muile est un petit village traditionnel, au bord de la lagune, au sud du Gabon. Depuis des siècles, ses habitants, protégés par leurs ancêtres, vivent en harmonie avec la nature qui les entoure : pêche et cultures, un peu de chasse pour les jours de cérémonie.

Aujourd'hui, la ville voisine se développe. On décide de construire un aéroport. C'est le site de Muile qui est choisi. Il faut délocaliser le village Le préfet désigne un emplacement situé à plusieurs dizaines de kilomètres, en pleine montagne. Pour ce peuple des lagunes, il a décidé que ce sera le paradis ! Il y a une route, alors que Muile est enclavé, il y a l'électricité, il y aura l'eau courante, l'école... C'est évidemment dans l'intérêt des villageois que la décision a été prise ! La diaspora commence. Les vieux qui ne connaissent que la vie rurale s'installent dans le nouveau village, Loango. Les jeunes partent pour la ville.

Déménager les personnes, oui ! Mais les ancêtres ?
Ah ! on oublie les ancêtres ? Ils vont se rappeler à eux ! Ils vont en faire, du bruit : ce sera "Le bruit de l'héritage".
Ainsi, mécontents d'être délaissés, ils se vengent :

Moukégname, le gentil maçon, est rongé par la jalousie. Il assassine sa femme. Il s'évade de prison puis, pris de remords, se suicide.

Son fantôme vient troubler l'esprit du gendarme qui l'a arrêté, ce dernier devient fou.

Le vieux Dimungue ne supporte pas ces changements, il sombre dans l'alcoolisme. Ivre de vin de palme, il insulte les gendarmes, et retrouve Moukégname dans sa prison.

La fameuse nappe phréatique ne donne pas ce qu'on en attendait. L'eau n'est pas potable, les enfants tombent malades, et meurent.

En ville, les choses ne vont pas mieux. Chômage, délinquance, perversions, rien n'épargne les enfants de Muile. Quelle déception ! Même la nouvelle génération, celle qui est née en ville n'est pas épargnée. Les enfants ratent leurs études, et on doit les renvoyer à Loango auprès des vieux pour leur donner un semblant d'éducation traditionnelle.

Nimakalugue est habile, très vite , il est devenu riche, mais seul. Son épouse, possessive et autoritaire l'a poussé à s'éloigner des siens. Quand il tombe malade, elle le quitte. Quand il meurt, elle vient chercher l'héritage, mais entretemps, il a retrouvé la foi, et c'est aux pauvres, qu'il a légué sa fortune.

Ainsi, chacun à sa manière essaie d'échapper au destin collectif. Mais ce n'est qu'ensemble, qu'en réunissant la lignée, qu'ils pourront trouver la solution.

 

*N. B. : tous les noms propres ont un sens précis en bantu, en rapport avec le caractère du personnage.